Le prof est un bourreau des coeurs mais aussi une victime (heureuse?) de l’option scannage

janvier 16, 2008 at 11:01 (Histoires de prof)

Après le prof tortionnaire me voilà bourreau des coeurs.

Déjà t’as toute la clique des 6ème Merveilleux qui me voue un culte infini. Pour preuve un extrait d’une conversation surréaliste avec Manon:

“Madâme vous avez déjà eu un crayon avec votre nom gravé dedans?”
“Pardon?”
“et gravé en or hein pas du toc!”
“non jamais à mon grand regret.”(accompagné d’un petit air triste que je sais très bien faire)
“Mais le truc c’est que mon chien l’a mangé, je voulais vous l’offrir pour vot’ noël… mais ne vous inquiétez pas vous allez en avoir un!”
“waa j’ai hâte de voir ça.”

Ensuite t’as Kévin des 3ème Gogolles qui commence fort dès le début de l’année:

“Madaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaame”
“Madaaaaaame!!! [...] Mademoiselle?”
(ils me font très souvent ce coup là quand je leur mets des vents)
“Oui?”
“Dites ya moyen que jme déplace?”
“Non je viens de vous placer, le plan de classe est nouveau tu vas pas me le foutre en l’air dès septembre! Et pourquoi tu ne te plais pas à côté de Kelly?”
“Mais c’est pour mieux vous voir madâââme!”
“Alors justement, reste loin de moi.”

Bordel il commence bien l’année. Avec ses boucles d’oreilles en diam’s, son regard qui envoie des signaux *bogosse bogosse* mais surtout son option scannage, il vaut mieux que je l’éloigne le plus possible.

Alors l’option scannage je l’ai découverte avec des 4èmes.
1er jour de l’année, j’ai senti tous les regards sur le moindre pore de mon corps. Jme suis dit que c’était la faute aux hormones et qu’ils allaient se lasser. Non je n’avais rien mis de moulant.

L’an dernier j’ai eu des 3èmes pour la première fois, et je peux te confirmer que le scannage 4ème n’a rien à voir avec lui d’un 3ème, on passe au niveau supérieur.

Bilan sexué des 3ème Gogolles: 23 mecs, 5 nanas dont moi. Tu t’imagines l’arène remplie de fauves mâles (et je te parle pas de l’odeur de fenec après le cours) c’est bon? c’est parti!

Au début tu sens une pression quand tu enlèves ton manteau à col de Corto Maltese, oui je me la joue, oui j’aime ça. Tu retires ton écharpe suivi d’un mouvement de chevelure jelevauxbien mais en plus classe faut pas déconner. Tu poses une fesse sur le bureau et tu commences le cours.

Là tu sens le regard de Kévin, le scannage est en route. vrrrrrr vrrrrrrr
Le scannage ne va pas durer toute l’heure aussi, mais tu sais bien que si tu dois ramasser quelque chose au sol tu le feras d’une manière stratégique, y’a pas écrit “sexodrome” sur mon pull.

Le scannage est aussi une option récurrente chez les profs de ballons (=eps) mais ça fera l’objet d’un prochain article. Faut pas déconner t’as déjà eu un super article après mon absence prolongée… ah les longs week-end.

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Le prof est un tortionnaire involontaire

janvier 15, 2008 at 6:28 (Histoires de prof)

Y’a des jours où t’aimerais bien distribuer des baffes à tout va.
Parfois cette envie arrive plusieurs fois par jour.
J’ai déjà conseillé à l’intendante de nous fournir une salle de détente avec fauteuil relaxant et surtout punching ball à foison!
Je suis persuadée que c’est la solution pour éviter tout craquage professoral.
Un élève nous parle mal –> punching ball!
Un élève nous balance une boulette en papier –> punching ball
13 élèves oublient encore NPC –> punching ball
Une journée pourrie ponctuée de déception –> punching ball
Oui la violence est une solution pour désamorcer la pression.
Vider son cartable (clin d’oeil Charlyesque) en cognant dans un sac … Le pied!
Hier j’aurais bien voulu avoir un punching ball en sortant de ma salle.
Ce fut un jour “baffe à tout va” et j’ai été violente, malgré moi.
Oui c’est possible. Je te narre les faits:

Bastien des 3ème abrutis se balançait sur sa chaise comme tous les lundis à 11H37.
Comme chaque lundi je le sommais de stopper son balançage intempestif.
Comme chaque lundi il faisait semblant d’arrêter et recommencait de plus belle.
Contrairement à chaque lundi j’étais placée derrière lui, du coup j’ai pu rabattre la chaise vers le sol violemment et lui bousiller les pieds au passage.
Un hurlement a percé le calme relatif du cours.
J’ai ponctué mon geste d’un “bien fait ça t’apprendra!”.
Comme quoi on fait parfois des bonnes actions de manière involontaire… en attendant le fameux punching ball!

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Je suis une quiche doublée d’une boulette et d’une buse

janvier 9, 2008 at 5:27 (Histoires de prof)

Hum…Je crois que la rentrée a eu raison de moi, je viens de re-publier un billet (ancien brouillon) que j’ai modifié pensant que je ne l’avais jamais publié… pfff honte sur moi…tout ça pour finalement caser la fameuse discussion entre les mioches pendant que je faisais la queue à la cantoche.


hé t’as vu comment elle est gaulée la prof d’anglais?

ah ptin on a tous bloqué sur elle ce matin, t’as vu ce qu’elle portait?! une jupe de la taille d’un string!

Déconne?

Pis après ça nous râle dessus pour nos fringues! Y’a des profs qui devraient le porter aussi ce t-shirt xxl jte le dis!

Comme quoi la vérite sort bien de la bouche des grumeaux, je peux te le confirmer.

ps: merci à Milie (chouette blog bd) pour son illustration!

ps2: Je reviens demain avec un VRAI billet, mea culpa à toi mon cher lectorat (c’était pour voir si tu suivais bien en fait).

Du coup tu peux en profiter pour dire ce que tu veux dans les commentaires, si tu as des questions, des sujets que tu aimerais que j’aborde, bref c’est Open Bar!!

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Bilan d’une journée de rentrée

janvier 7, 2008 at 11:00 (Histoires de prof)

Hier matin j’étais de très bonne humeur, moi la morose matinale.
Pour preuves j’ai yaourthisé “I’ll stand by you” sous la douche,

j’ai souri à ma gardienne en lui souhaitant une bonne journée, j’ai évité la grille que mon talon droit se prend tous les jours, et j’ai gardé mon air mutin dans le métro.

Arrivée au collège je me faisais peur à l’écoute de mes talons qui claquaient frénétiquement sur le sol, surexcitée la prof d’arts plastiques.

Bilan chiffré

  • 32 souhaitages de “bonne année et tout le bordel” toutes classes confondues
  • 36 bisoutages de bonne année collègues et administration confondus
  • 1 serrage de main du principal pour la bonne année
  • 2 fous rires avec mes 6ème Merveilleux
  • 2 gros râlages avec 2 classes
  • 2 squattages intensifs de ma salle pendant la récré par des élèves
  • 288 photocopies (combien d’arbres j’ai tué à ton avis?)
  • 7 croix dans les carnets pour oubli de travail, de matériel et bavardages
  • 2 index et 1 pouce brûlés au 1/100ème degrés avec le pistolet à colle (je les avais prévenu)
  • 1 zéro pour travail non rendu
  • 1 élève exclu
  • 1 rapport (du coup)

Bilan émotionnel

  • Une première heure qui a démarré sur les chapeaux de roue avec des lapsus en série et des questions qui fusent sur les pigments/ les couleurs. Des sourires échangés, ce qui me donne la pèche.
  • Un calme plat avec mes 3ème Affreux, ce qui m’apaise.
  • Un repas où chacun y va de son anecdote de noël et où mes anciens élèves hurlent “bonne année madame” de l’autre bout du réfectoir, ce qui m’amuse.
  • Un dernier cours qui commence mal avec une exclusion, ce qui m’agace.
  • Un dernier cours où un élève me donne 21 ans, ce qui me fait sourire.

Bilan final

Une belle rentrée positive qui promet 7 semaines de folie jusqu’aux prochaines vacances.

Même pas peur…

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Légère comme une culotte qui sèche au grand air

janvier 6, 2008 at 11:34 (Histoires de pouffer)

Y’a des jours où tu te sens légère comme une culotte qui sèche au grand air.

Tu respires l’air frais tu t’envoles dans le ciel, tu survoles ta ville et tu te prends brusquement la porte vitrée de la boulangerie en pleine tronche.


Ce sentiment si rare et frais je l’ai vécu cette année en sortant de mon collège. D’habitude ce trajet est plutôt pénible, entre le slalomage de dalles et grilles (la faute à mes échasses) et le gravier.


Mais en ce mois de rentrée scolaire qu’est septembre (là tu imagines des arbres en fleurs accompagné d’un soleil doux qui caresse mon visage juvénile) j’ai croisé la route d’un djeunz:


Hey hey Salut toi! T‘es au Lycée **********?
euh … (mais il a quel âge lui? il m’a tutoyé direct en plus)
Je crois t’avoir déjà vu, t’es au lycée ********** non?
Non je suis au Collège ***************. (que jy réponds du tacotac)
Hum alors @ bientôt j’espère!!
qu’il me balance le sourire aux coins des lèvres suivi d’un clin d’oeil regardecommejsuisbogosse.

Mal c’est mal que tu vas me dire de faire croire à la jeunesse éternelle. Je te répondrai qu’avec ma bouille de gamine faut bien avoir des avantages qui compensent toutes les fois où on m’a appelé “Cocotte” (à la boulangerie le plus souvent).


J’avoue que j’ai répondu direct “non jsuis au collège *********” en pensant (vraiment) à mon boulot, 1/4 de seconde après (le temps que ça monte au cerveau) j’ai compris que je pouvais passer pour une collégienne.

Et c’est là que le sentiment de culotte légère a envahit mon esprit en me laissant songeuse…jusqu’à cette putin de porte vitrée on est d’accord.

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touyoutoutoutou : la minute pub!

janvier 5, 2008 at 11:45 (Histoires de pouffer)

Si t’es gentil tu vas chez Osmany. Lui il est trèèèèèèèèès gentil car il a fait un article rien que pour moi, pour dire combien je suis hilarante et attachante, en gros c’est ça hein.

voilà à toi de jouer!
go go go

(pis c’est surtout pour pas que je sois la seule à commenter cet article sauve moi de la honte)
ps: t’as reconnu le touyoutoutoutou où qu’il faut bouger ses mains comme chez Ardisson?

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Venise

janvier 4, 2008 at 11:01 (Tableaux)

“Venise”
Techniques mixtes
110 x 80 cm
Et c’est là que je vais te parler de mon maître: Pierre Alechinsky … quoi??! tu ne connais pas cet artiste? sale inculte! je savais bien que je ne pouvais pas te faire confiance grrrr allez clique on the link pour remonter ton niveau et te la péter à ton prochain dîner.

Pourquoi en parler maintenant? tout simplement parce qu’à la vue de ce tableau un prof de la fac m’a limite accusé de plagiat avant d’hurler “Quelle est la brute qui a peint ça?” J’ai avoué qu’Alechinsky ça ne me disait rien et quand j’ai vu ça…

J’ai fait “Oh Mon Dieu” comme Yann Barthes.
Je ne suis pas la première à avoir faire une frise qui borde une image centrale.
J’adore son côté graphique.
Mon dieu il utilise aussi de l’encre de chine.
Bordel pourquoi j’ai pas inventé ça avant lui?

J’ai pu rencontrer ce grand homme à une dédicace strasbourgeoise (merci la Librairie Kléber) et je me suis liquéfiée sous son regard. J’avais sous le bras tous ses bouquins en grande fan que je suis, mais aussi mon mémoire de maîtrise où je lui ai consacré tout un chapitre – j’ai osé lui refourguer un exemplaire (la perspective d’avoir comme lecteur unique Alechinsky est électrisante).

Bilan de ma rencontre alechinskyenne: j’ai décoché 3 mots et j’ai demandé un ptit monstre (c’est sa spécialité) tout en tentant de calmer mon coeur qui boumait la chamade.

Oui il a 80 ans passé mais c’est comme si j’avais rencontré Chagall ou Matisse.
Mieux qu’une rock star, carrément ouais.

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Mme Bazzouni la mère d’élève qui voulait que je la note…

janvier 3, 2008 at 11:04 (Histoires de prof)

Parfois je suis confrontée à des problèmes que jamais j’aurais pu imaginer depuis ma copie du capes, trop occupée à déblatérer sur l’orientalisme.

Non je ne veux pas parler de la violence à laquelle je suis confrontée lorsque Bastien frappe délicatement la crête d’Antoine et que ce dernier vient se plaindre tafiollement à mon bureau. Non là je parle du pire problème auquel j’ai été confronté:
le parent qui fait le boulot de son gamin et QUI LE NIE devant les faits.

Oui ça existe, même que ça été l’objet de ma toute première confrontation lors de mon (tous en choeur) année de stage: Emi vs Mme Bazzouni
Là si y’avait un ingénieur son sur mon blog, il balancerait “The Eyes of the Tiger” pour me chauffer.

Résumé: Il était une fois un gentil garçon dénommé Basile, toujours fourré dans les jupes de sa môman. Lorsque ce garçonnet venait en cours il était caaaaaalme et posé. Un jour un camarade lui a balancé sa cartouche d’encre à la tronche, bien sûr la tranquillité de notre blondinet en fut affecté et mon cours pourri par la même occaz’.
Le travail de Basile tâché il devait le refaire. Problème! Celà s’est passé le jour du rendu du boulot. Bah c’est ballot. Pôv Basile. Comment allait-il régler le problème?
Une semaine plus tard, Basile m’apporte son travail qui n’avait absolument rien à voir avec l’ancien, des personnages décalqués (mal en plus), des couleurs bien trop appliquées et surtout un beau hors-sujet qui n’a strictement rien à voir avec les consignes.

Bah alors Basile c’est quoi ce boulot?
Bah bah je saiiiiis pas moua… (ptin ça commence bien)
Mais Basile tu dois bien le savoir puisque c’est ton travail, non?
Bôôâaah justement je sais plus si je l’ai vraiment fait ce travail…
Quoi? vazy crache la bête je t’écoute.
J’avais commencé et ma mère m’a dit que fallait pas faire comme ça alors…
Basile, ta mère est prof d’arts plastiques? Bon.
Mais ma mère a dit que… (ptin c’est qui l’patron? jte ldemande hein)
Basile qui c’est qui note? moi ou ta mère? Bon. Tu diras à ta mère que ça ne m’intéresse pas de noter les parents, alors durant l’heure tu refais le boulot dépêche toi.

La semaine suivante Basile me refourgue son carnet, y’avait un mot dedans, écrit avec plein de fautes qui m’ont bousillé 5 1/10ème de ma vision.

“Madame je trouve inacceptable que vous exigiez de mon fils un énième exemplaire de son travail. blablablabla je veux prendre rdv pour vous cracher toute ma haine.”

Wouhou mon 1er Troll de profs, bam au bout de 4 mois d’enseignement à peine.
Alors déjà que jte raconte la principale et la principale adjointe m’ont bien fait comprendre qu’elles n’assisteraient pas à l’entretien, trop habituées aux frasques de Mme Bazzouni. Bon ok mais au cas où je me ferai trucider jvais quand même faire un testament.

Absolument pas soutenue par l’administration, votre héroïne a combattu bec et ongle l’affreuse mère de Basile. Le père était présent, 2 contre 1 c’est pas du juste tu me diras, mais sur le ring collègial y’a aucune règle.

Lors de notre entretien j’ai eu droit à des “mais non jamais je n’ai fait le travail de mon fils [...] et d’abord pourquoi il n’a pas l’autre prof du collège cette année? [...] le hors sujet? mais c’est trop compliqué ce que vous demandez aussi! [...] vous enseignez depuis combien de temps déjà?”

Tant de mauvaise foi, je me suis gaspillée le cerveau à la raisonner en vain.
Elle est partie tout en continuant de me parler/insulter et a fini par passer la porte de sortie.
Pfiou, ça vide une cervelle un tel match.

Je suis redescendue en salle des profs pour raconter fièrement mon duel, et c’est là que la principale m’a chopé: “mais c’était aujourd’hui? j’avais complètement oublié, il ne faut jamais être seule avec un parent surtout si il en a après vous…bon et ça s’est bien passé j’espère?” et là t’as Yvonne qui a manqué de s’étrangler avec son potage “quoi??? seule avec Mme Bazzouni? c’est bien celle dont le mari avait posé sa matraque (l’est flic le papa de Basile) sur votre bureau Mme la Principale? incensée…”

Et là je te laisse imaginer la tronche que j’ai tiré en imaginant le gros titre au JT de 20h…

“Mesdames et Messieurs bonsoir, dans l’actualité de ce jeudi 5 Décembre 2005 une prof de dessin( bah oui grrr) malmenée par un parent d’élève…”

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La liberté du prof d’Arts Plastiques ou comment I’m the Queen of the World

janvier 2, 2008 at 11:00 (Histoires de prof)

Bon ça va jte vois déjà te fendre la tronche parce que tu m’imagines Queen of the Word amouraché à Léo avec mon mètre 60. Hé bien je rajouterai même que je dépasse Kylie.

Quand t’es prof d’une sous-matière (ne va pas t’amuser à parler comme ceci de ma matière, je ne le fais qu’à titre ironique bien sûr) tu jouis d’une liberté dont t’as même pas idée.

Déjà comment veux-tu qu’on te prenne la tête sur ton programme alors que personne ne sait que t’en as un? Allez avoue tu pensais que je faisais tout au pif “tiens ce matin c’est coloriage, voilà vos picsou magazine les trolls!”.

Du coup tu oublies la pression des parents/prof.principal/grumeaux véhiculée par l’éternelle question “mais vous pensez vraiment que vous allez finir le programme?!!” les yeux écarquillés et tout humides. Quand un parent demande ça au collègue d’histoire-géo je jubile intérieurement, ahhhh.

Tu crois vraiment qu’un jour on va me sortir:

“Dites voir Mdam’ vous allez aborder quand l’architecture avec les 3ème Furieux, parce que si vous ne le faites pas maintenant, jamais ils apprendront Le Corbusier et leur avenir sera compromis!!!” ou bien

“Madâââme c’est affreux je suis en 3ème et je n’ai toujours pas appris le cercle chromatique, c’est quoi déjà une couleur complémentaire madame?!! Ma vie est foutue, je resterais inculte toute ma vie!”

Non hein soyons sérieux, la seule personne capable de me squatter l’encéphale avec ces questions existentielles est et restera l’Inspecteur Académique (oui je mets des majuscules sait-on jamais).

Voilà maintenant tu comprends ce que j’appelle “ma Liberté – mon Royaume précieux” où je décide de tout et où personne ne me prendra la tête sur ce que je fais en cours. Bien sûr ça ne veut pas dire que je viens les mains dans les poches et que je choisis le sujet du jour en montant les deux étages avec mes grumeaux.

En parlant de mains dans les poches, une collègue de français m’avait balancé lors de mon année de stage (je sais tu te dis ” quoi encore!” mais si tu savais les vilains vilains collègues que j’avais):


Hey mais pourquoi je suis en Français moi? J’aurais dû faire comme toi, prof d’Arts Plastiques et débarquer les mains dans les poches dans la cour à 8H30.

Bien sûr Yvonne, par contre ce que tu ne sais pas c’est qu’il faut aussi te lever à 4h du mat’ pour débarquer ici à 6H40, cétipabo pour commencer à 8h30. Ah aussi le carton que tu vois derrière moi est ta croix à porter à chaque trajet, en train aussi, bah attends c’est l’aventura prof d’arts pla!

Quelle abrutie cette Yvonne.

Bon pour te culturer un peu, je sais bien que c’est pas gagné je ne te le cache pas, et ne sachant pas vraiment ton niveau culturel cher lectorat, autant envisager qu’il doit être très bas, je vais te donner quelques grandes lignes de nos programmes:

6ème: La représentation et la narration – La fabrication (si tu dis mako moulage t’as deux claques) – la couleur – l’espace en 2 dimensions et 3 dimensions…

5ème/4ème: Espace littéral / espace suggéré – Organisation et composition – codes et systèmes perspectifs – qualités physiques des matériaux – statuts de l’image – hétérogénéité et cohérence plastique – le non fini /non peint…

3ème: L’Architecure, l’analyse d’oeuvre, le projet de l’élève, la question de la relation du corps à la production artistique, les gestes et opérations techniques…

Voilà maintenant tu peux te la péter dans un dîner en mélangeant tous ces mots plus ou moins savants, me remercie pas.

Attends le soir j’adore raconter ma journée au collègue de Maths:


Je viens de finir le chapitre espace littéral/espace suggéré avec mes 5ème Abrutis, demain j’entame l’hétérogénéité et la cohérence plastique avec mes 4ème Glandus. Bordel ils m’épuisent.

Wo ! bah moi toujours pareil, en pleine love story avec Pythagore…

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2008 sera plastique !

janvier 2, 2008 at 12:45 (Histoires de pouffer)

Bordel. J’ai gagné. Hyiaaaaaaaaaaaaaa!

La très grande Soph’ a fait un concours pour débuter 2008. Il fallait compléter au feutre indélébile des pointillés qui expriment ses voeux, le tout directement sur son écran d’ordi (sinon c’est pas drôle).

Et vu que je suis une personne hilarante j’ai gagné. J’ai gagné LE strip de Soph’!
Bordel 2008 commence bien pour moi!

Voilà c’était l’info à caractère essentielle du jour, vous pouvez éteindre votre ordi.

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