La crapule au mp3

janvier 31, 2008 at 11:17 (Histoires de prof)



Lorsque je débarque dans ma salle avec mes grumeaux sous le bras j’attends le silence avant de balancer “asseyez-vous”.
Puis je cherche le foutu cahier de texte que Fanfan a encore oublié en cours de Maths, et comme à chaque fois je l’invite nerveusement à se bouger le derch’ pronto.
En attendant le calme relatif je chope mon cahier fourre-tout que si je le paume je meurs dans la seconde. Dedans je note tout tout tout, un carnet de bord version fouine.

20 classes donc 20 onglets, 20 listes, 20 colonnes avec les dates des cours pour savoir qui a été déplacé, qui m’a saoulé, qui a séché, qui a failli se faire boxer et qui a été jarté. 20 trombinoscopes, 20 emplois du temps, 20 gangs.

Quand j’ai réussi à mettre la main sur le graal je peux faire cours.

Ce petit rituel achevé j’attaque le cours, mais avant je veux entendre la mouche voler. Sauf que mardi dernier y’avait un bruit de fond qui grésillait. Je me transforme en inspecteur La Fouine et tente de trouver lequel des 3ème Gogolles a laissé son mp3 cracher de la tecktonik.

Bastien? rien à part le souffle du courant d’air crânien…
Fanfan? rien à part le bruit frénétique du mâchage élégant de chewing gum…
Pétozor? je ne m’en approche pas, mon odorat en serait affecté à vie.

Je tourne en rond, je profère des menaces, je peste après la classe jusqu’à…

Jusqu’à ce que le grésillement se fasse plus fort dès lors que je me rapproche du tableau et du bureau…

Bordel… c’est moi la crapule au mp3!

*moment de honte intense*

Madame il est où votre carnet?
Madame jvous mets 3 croix et un mot à faire signer par vos parents!
Madame jvous le confisque et je le donne au Principal!

Ils auraient pu me dire ça. A la place j’ai affiché un sourire gêné et Fanfan a dit:
“bon Madame on vous pardonne cette fois-ci mais que celà ne se reproduise plus!”

…avant que Bastien ne balance:
“ohh la prof est toute rouge c’est mimi!”
Bien sûr le tout était accompagné de 28 paires d’yeux qui ont scanné mon rougissement.

ps: Le morceau qui grésillait super fort était “Paint It Black” des Rolling Stones. Et avant ça devait être “Citizen Erased” de Muse, vive les riffs.

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Jules le poilu des 3ème Gogolles

janvier 30, 2008 at 7:55 (Histoires de prof)

Aujourd’hui un extrait éditifiant d’une conversation de ma journée d’hier, journée de 6h, 6 classes, et des tarés à gogo:

Voici mon ouinneur toute catégorie, Jules des 3ème Gogolles du lundi en dernière heure:
“Jules arrête de parler et mets toi au boulot!”
“mais c’est pas moi Mdam’! C’est Fanfan qui parlait!’
“Et depuis quand Fanfan a une voix d’homme? [...] enfin homme je dis ça mais t’es pas encore un homme vraiment hein…” Là j’aurais dû la boucler mais c’était plus fort que moi…
“Koâââ?” qu’il gueule dans la classe
“…” air dépité

“Attendez j’ai du poil au zboub hé!!!”

Consternée, j’ai failli lui répondre que ce n’est pas le poil qui fait l’homme mais j’ai dû me retenir pour ne pas que ça parte en vrille…

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Stitch mon héros de 15 ans

janvier 28, 2008 at 11:01 (Histoires de prof)

Dans la liste des moments précieux qui balayent instantanément tous les moments pourris de ton boulot, y’a celui où tu croises tes anciens élèves.

Ceux qui te saoulaient à lever la main à chaque trait tracé, ceux que tu voulais boxer, ceux dont le seul nom te faisait frissonner d’horreur et ceux que tu chérissais.

Cette année j’ai récupéré une bonne moitié de mes anciens élèves.
Je recroise quotidiennement les anciens, des ptits 5ème bouillants jusqu’aux grands bétas de 3èmes.

Crois le ou non mais même celui qui me détestait à force de bombarder son carnet de pavés littéraires, regrette mes sujets et mes conneries. Même celui qui rechignait à apprendre son cours sur le design a refait son cahier d’arts plastiques pendant les vacances, il a googeulisé mes références et a même pris en photo ses travaux. Quand j’ai découvert ce trésor il y a plus d’un mois, j’ai littéralement buggué sur place.

Cet ex-élève je le surnomme Stitch en référence à lui en-dessous, c’est parti d’un cours de l’an dernier où le grumeau sautillait en permanence, mais je ne pourrais même plus expliquer précisement la raison exacte.

Depuis le début de l’année Stitch court dès qu’il me voit chercher mes grumeaux dans la cour. Il a une acollyte en permance avec lui, adepte du total look Cindy Lauper des années 80 mais le tout remasterisé années 2000. Il me demande comment je vais, comment sont mes élèves, tout en cherchant à savoir lesquels il peut frapper pour me venger.

Chaque mercredi à 9H25 tapantes il va en cours d’arts plastiques avec ma collègue, et chaque mercredi il me squatte pour savoir mes sujets et pour me dire combien sa vie est vide sans moi.

Ahhhh! encore toi! que je fais en me cachant les yeux
Bonjour Madââââme, ça va ?
Je suis si indispensable à ta survie? que je lui fais comme chaque mercredi
Oui. Totalement.
Bon Stitch ça sert à rien de faire de la lèche tu sais bien que je ne peux plus agir en ta faveur au conseil de classe!
Nan mais ce qui était bien l’an dernier avec vous, c’est qu’on rigolait bien!
Attends vous rigoliez sur moi ou bien?
Non justement on rigolait avec vous, c’est ça qui me manque.

Ah comme il est meugnon ce Stitch.
Juste avant d’avoir mes 4ème Tarés, c’est ma bouffée d’oxygène.
Ce trop plein de gentillesse désintéressée…

Quelques instants plus tard je vois débarquer mes 4ème Tarés au loin, l’un d’entre eux cogne sur l’extincteur. Pas de répis pour bibi le mercredi matin.

Heureusement comme je suis dans une salle qui communique avec l’autre salle d’arts plastiques, je peux durant le cours, lorsque je vais chercher du matériel (rooo l’excuse), retrouver quelques bouffées stitchienne avant de retourner dans l’arène avec les fauves.

Rien que pour ce sourire échangé, ça vaut le coup de subir des moments pourris où tu te trouves nulle, dépassée et incompétente.

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Un samedi sous le signe de Mappy

janvier 27, 2008 at 10:41 (Fourre tout)

Samedi dernier avec Fressine on a fait une chasse aux créateurs dans Paris afin de tester le nouveau gps piéton de Mappy.

Avant d’avoir en main ce mappy mini on nous a brieffé sur le produit et nos neurones ont dû se perdre à ce moment là, trop occupés à matter la faune blogueuse et à reluquer le pot rempli de cochonneries au chocolat.

Voilà la bête de 156 grammes qu’il a fallu domestiquer.

On nous a filé une enveloppe avec une adresse de créateur, à chaque visite on avait une autre enveloppe, et ainsi de suite.

Mieux que Pékin Express, Mappy express!

Voilà le résumé du périple:

“Mais pourquoi c’est vert et pas rose le fond?”
“Attends attends moi je veux la voix qui nous indique le trajet!”
“Ah jviens de comprendre… le fond est vert parce que c’est la couleur de mappy…”
“Mais on est dans le bon sens au moins?”
“Oh une boutique Bel Air on y va!”
“Mouais c’est laid y’a rien de top pis tu parles de soldes…”
“On est dans le mauvais sens depuis le début jcrois bien…”
“dans 980m tournez à gauche.”
“La rue charonne encore elle…jen peux pu de cette charogne interminable.”
“Oh des jolis sacs en couïr tout mou!”
“Bon normalement là y’a un passage secret, faut juste traverser le mur du Franprix et on y est.”
” Quoi? au 4ème sans ascenseur, c’est une blague?!”
“Dans 330m tournez à gauche les greluches!”


Bilan Mappyesque

Quand t’as tous tes neurones connectés tu comprends comment la bête fonctionne.
Bon faut aussi être indulgent parfois y’a pas de signal. On a eu du bol on l’a toujours eu celui-là.
On a aussi eu 2 requêtes:
–> Pourquoi c’est toujours une voix de femme? parce qu’une voix d’homme c’est trop directif qu’on nous a répondu…bon et pourquoi on nous laisse pas le choix, ça pourrait être une option non?

–> Pourquoi le fond du mappy mini n’est pas rose? bien sûr cette remarque vient de Fressine.

Bilan des cascades

1 agression de grumeau avec ballon près d’un square
3 faux mangeage de poteau
1 bus évité
1 boutique Bel Air visitée
1 sapin mort évité
2 pieds lessivés (aucune ampoule à déclarer)


Bilan shoppinguesque (réel et virtuel)

2 bijoux (sautoir & boucles d’oreille) achetés chez Tassia Cannelis où je me suis retenue pour pas dévaliser tout son stock. Ses créations sont subtiles, discrètes et fines tout comme j’aime (photo de la créatrice ci-dessous).
1 veste plissée magnifique repérée chez Koshka Mashka.
2 fringues repérées chez Charlotte Sometime.


Teaser (avec une voix off à l’américaine à la Léonard Cohen)

Prochainement dans Pédagogie & Futilité une photo du lobe circoncis…

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La circoncision du lobe droit ou comment mon frère m’a van goghisé à 4 ans

janvier 25, 2008 at 2:04 (Histoires honteuses)

Aujourd’hui je vais te parler de mon corps. Oui la blogueuse se dévoile et elle veut augmenter ses statistiques par n’importe quel moyen scabreux.

Il faut que tu saches que j’ai un point commun avec un grand peintre, cet artiste est mondialement connu et en général tu sais pas prononcer correctement son nom, non tu ne sais pas. Cette référence picturale est Vincent Van Gogh. En général tu prononces le “g” à la fin et bordel tu dois stopper cette horreur verbale. Je t’apprends qu’en tant que nourrisson baignant dans le gouda, ce cher Vincent prononçait son nom comme ceci: [vango].
Voilà ça c’était pour ton apport de culture confiture quotidien.

Un après midi tranquille dans la demeure familiale, dans les années 80, mon frère s’amusait avec une paire de ciseaux tandis que je m’adonnais à mon jeu préféré, le gribouillage intempestif de parquet. Nos parents imperturbables étaient dans la salle à manger en train de faire les comptes, activité dominicale déprimante.
Tout à coup un cri retentit, le mien tel un cochonnet qu’on égorge, mon frère venait de charcuter le lobe de mon oreille droite. Mes parents affolés arrivent au pas de course.
Et là cette scène d’horreur absolue digne d’une production d’Argento se transforma miraculeusement en comédie burlesque :

*imagine le cri d’une petite fille de 4 ans* + 2 gamins qui pleurent en même temps.
Le plus grand hurle en continu:
“je veux pas aller en prison! jveux pas aller en prison!”
et la morveuse que j’étais surenchérit:
“jveux pas que M. aille en prison! jveux pas que M. aille en prison!”

Mes parents m’ont toujours dit que je pleurais non pas parce que j’avais mal, mais parce que j’avais peur que mon frère aille en prison. Déjà altruiste à cet âge.

Il m’a donc amputé ce salopiot. A peine je touchais au domaine artistique en m’attaquant au parquet (et au tapis au passage avec de l’encre de chine c’est tellement mieux), que mon frère a circoncis mon oreille.
Etait-ce un signe de ma destinée?
Ou alors un parallèle douteux pour me faire comprendre que la seule renommée possible est celle posthume?

Autoportrait à l’oreille coupée, 1889

Depuis j’exhibe fièrement mon lobe droit, seul héritage van goghesque connu.
Vincent a mutilé son lobe gauche, c’est dommage que mon frère se soit loupé.
Désormais quand tu verras une bouille en talons hauts qui évite les grilles et les graviers dans les rues de Paris, tu fixeras son lobe.
Le lobe droit aussi, n’oublie pas!

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Le ceinture Led, plus sexy tu meurs

janvier 23, 2008 at 7:45 (Histoires de prof)

Depuis septembre j’ai jamais pu échapper à la vision d’horreur de boufferie de Francis le dégueulasse. Il a fallu que je t’en parle hier pour que par miracle je le croise l’air repu le ventre bien tendu – qui l’eut crû?

C’est donc détendue que je me rends à la cantoche savourer de succulents salsifis quand tout à coup Bastien me tombe dessus pour me parler de sa dernière note. Comme si je me souvenais de tous les travaux et résultats de mes 600 grumeaux? Il me prend pour une no life de l’enseignement ou bien?

Après y’a Kévin le bogoss’ des 3ème Glandus qui m’expose sa ceinture new generation avec une boucle qui crache des phrases fluos à 8h du mat’… j’en ai fait fracasser mon plateau de salsifis sur le carrelage du réfectoire. Kévin s’est transformé en grumeau sandwich fluo comme ceci:

Lorsque j’ai vu cette horreur pour la première fois c’était sur le frère de Kévin, Melvin des 5ème Mous du bulbe. Oui les parents ont eu un petit dernier qui se prénomme Alvin, même que j’ai demandé si le nom de famille allait changer pour” éléchipmunk” mais là ils ont pas saisi mon humour de haute voltige.

J’étais devant ma salle à attendre les retardataires quand je croise au loin une petite lumière bleue qui s’avance. Puis cette lumière est devenue une lettre, un mot “SEXY” qui t’agresse les yeux dès la première heure de la journée. OH MON DIEU que j’ai fait dans mon for intérieur, un peu à la manière de Yann Barthes. Serait-ce une vision de notre messie le dieu sauveur des profs? Serait-ce le trop plein de caïpirinhas engloutie la veille?

Bon par contre je t’avoue que j’ai fixé longtemps la boucle pour lire les mots qui défilaient. A un moment j’ai pris peur réalisant l’endroit que je mattais: “OH MON DIEU il va me prendre pour une perverse change la direction du regard, change le point de vue bordel”.

C’est là que j’ai changé de cible en m’interrogeant sur la nouvelle coiffure saut du lit + gel de la veille de mon héros, Marvin le tapoteur de pied droit monté sur ressort. Cette coiffure fait fureur chez les grumeaux depuis l’an dernier déjà. Ne va pas croire que tu peux t’amuser à décoiffer le môme, il en va de ta survie… celle de ta main. Celle qui va se glisser dans les croûtes de gel séché et de sébum exacerbé. Miam.

Oui le grumeau est cracra, ça le rend attachant comme un morback. Mais si je m’embarque dans cette histoire de morpion avec toi je m’en sors pas, y’a tellement à dire que j’en parlerai à un autre moment.

ps: Même si j’ai évité la vision d’horreur du midi avec Francis, je te rassure sur un point. Je n’ai pas réussi à échapper à son habitude de traîne-savate et je l’ai supporté pendant 2h dans la salle des profs… la vie scolaire était fermée et l’infirmerie aussi…t’as pas assez prié pour moi.

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Francis le traîne-savate

janvier 21, 2008 at 11:02 (Histoires de prof)

Dans mon bahut j’ai un ouinner parmi mes collègues qui surpasse parfois le pire de mes Kévin accouplé avec Bastien des 3ème Abrutis.Cette exception c’est Francis, un quadra prof de techno.
D’avance pardon à Charly pour ce qui va suivre, représentant incontournable des profs de techno.

Francis est le boulet de la salle des profs. Personne lui parle, mais ça ne l’empêche pas pour autant d’en placer une. Souvent il se prend des tornades, à ce niveau là ce ne sont plus des vents. Au début de l’année dernière, j’avais un peu mal au coeur pour le bonhomme mais ce stade est dépassé tu penses, maintenant j’en suis réduite à trouver des stratégies pour l’éviter.

Avant de t’en parler tu dois savoir pourquoi Francis se mange des mistrals quotidiennement.

  • Il ne sait pas marcher sans faire de bruit. Tu l’entends arriver depuis le couloir à sa manière distinguée de traînasser les pieds. C’est tellement oppressant que tu as envie de lui faire bouffer ses talonnettes! Parce que oui détail essentiel, Francis est petit, plus petit que moi (ce qui me redonne le moral je te l’avoue).

  • Francis adore se mettre derrière moi -attends que je finisse ma phrase sale pervers- surtout quand je suis sur l’ordinateur de la salle des profs, en train de matter des blogs ou lorsque je tape frénétiquement des mails. J’ai beau essayé de lui faire comprendre par un regard “c’est bon ohé tu te crois où malautru?” mais il a du mal Francis, ça lui arrive même de lire à voix haute ce que je tape…oui c’est hallucinant ce concentré de sans-gène en un seul homme.

  • Francis ne sait pas manger proprement, mais surtout il a le neurone “repas” qui clignote comme un taré quand sonne l’heure de la ripaille. Il ne sait pas manger un aliment à la fois. Je sais bien que les mélanges c’est génial. Mais tout fourrer dans sa bouche, le pain+ le plat principal+ la sauce+ un coup de rouge tu crois que c’est supportable visuellement pour le voisin de table? Non. Surtout que je suis trop souvent celle qui se tape cette vision affreuse. J’ai beau feinter pour ne pas être en face de lui, y’a toujours un voisin adorable qui se barre quand Francis débarque, et qui va s’en prendre plein les mirettes ce midi? bah c’est bibi. Du coup j’essaie de manger sans regarder en face de moi, alors les yeux dans l’assiette, sur le côté…mais quand les bruits ne sont pas en option c’est insoutenable.

  • Francis se greffe très souvent dans une conversation à laquelle il n’est pas convié. Il arrive par derrière, oui encore, et te fixe avec ses yeux globuleux de fouine pendant que tu racontes ta blague ou ta dernière connerie faite en cours. Du coup tu es perturbé et ta blague tombe à l’eau (bordel combien de fois il m’a bousillé mes chutes). Encore si ce n’était que de la présence, on pourrait l’ignorer, mais non, Francis en profite pour te couper la parole et placer sa connerie qui ne fait glousser que lui.

Tu vois tous les défauts de fabrication du phénomène? et encore j’ai du en oublier.

Quand le mardi j’ai + de 2h de trou après le repas et que je veux être peinarde, j’évite à tout prix la salle des profs car au même moment Francis rôde. En général je squatte la vie scolaire, mon refuge. Je repère sa sacoche années 80 et si j’entends le moindre bruit de traîne-savate je fuis telle une marmotte traquée en plein été (oui je suis la réincarnation de cet animal sache le). Pour la cantine je dois trouver d’autres feintes car trop souvent je suis la victime de ses machouillâges bruitâges dégueulasses.

Bordel aujourd’hui on est mardi…prie pour moi.

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Histoires honteuses: le compostage de CB

janvier 20, 2008 at 11:02 (Histoires honteuses)

Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle rubrique: les Histoires honteuses.

Parce que je me surpasse aussi dans ce domaine sache le.

1ère anecdote, le jour où j’ai composté ma carte bleue. Non tu n’as pas mal lu, il y a bien le verbe composter et le mot carte bleue dans la même phrase.
Je dois replacer le contexte de ce drame pour titiller ta bonté:


Reprenons tout en choeur : “Lors de mon année de stage”…

Javais un tuteur dépressif qui sévissait dans un autre collège que le mien en pleine cambrousse alsacienne. Ce bled n’avait pas de gare, ce détail est important.

A la place y’avait un bel appareil tout automatisé et ce monstre à la gueule ouverte:

L’ancêtre du compostage qui te faisait un trou sur ton billet, carrément plus pratique pour voir que t’es en règle que cette foutu inscription qui tâche tes doigts boudinés. Plus pratique et sans pitié, un vrai monstre orange à l’oeil cyclopien vert.

Un mercredi matin je prends le rer local, à savoir le ter (il m’a fallu 5 minutes pour retrouver le nom, preuve de mon parisianisme aïgu?) pour débarquer dans le bled. Vu que c’est assez loin de mon home sweet home et que la fréquence du ter est incomparable avec celle de mon rer actuel, je me suis levée à 4h du mat’ avec à peine 3h de sommeil… pour observer 30 grumeaux et mon tuteur dépressif sur un tabouret qui bousille le fessier.

A midi je retourne à la fausse gare pour prendre mon billet. J’ai dans une main le reçu de la cb avec la cb et mon portefeuille, et dans l’autre le billet avec mon sac, très lourd le sac. Je m’approche de la sale bête qui composte le billet avec un soupçon de fatigue intense à laquelle tu rajoutes une absence momentanée de logique et d’intelligence, et là je tends ma CB dans la gueule ouverte de ce monstre. C’est à ce moment là, bien avant le chlak définitif et castrateur, que mon neurone intelligent a décidé de se rappliquer. Trop tard le chlak a défiguré ma compagne shoppinguesque.

Comment allais-je survivre sans elle? Comment ma soif shoppinguesque allait-elle être étanchée? Je suis dans la mouise et bien dedans…

Epilogue

Dans ma connerie j’ai eu du bol, la puce n’a pas été touché. J’ai donc pu utiliser ma cb compostée pendant un bout de temps ce qui a provoqué, tu t’en doutes, pas mal de remarques, de mensonges et d’autres histoires honteuses pour le coup…

ps: La boucle est bouclée, j’aime le teasing.

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La 2ème minute Pub

janvier 19, 2008 at 3:53 (Fourre tout)

Oui je te saoule encore avec de la pub mais cette fois-ci t’as de la lecture.

C’est l’histoire d’un mec, Xavier, qui a décidé d’interviewer des profs bloggeurs.
Y’a déjà eu Ali Devine, Soph’ et maintenant c’est à mon tour avant celui de mon ami pour la vie.

Cours-y c’est ici que tu glousseras telle une dinde comme à ton habitude.

Et non je n’ai pas fait de pavé, je sais bien que ça te rebutte t’es comme mes 3ème Glandus, les adeptes de la petite phrase courte et efficace.

Non y’a pas non plus de mots compliqués à 4 syllabes, j’ai pensé à toi t’es tellement prévisible…

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Daniel le bisouteur fou, la suite.

janvier 18, 2008 at 2:08 (Histoires de prof)

Tu te souviens de Daniel le bisouteur marié?
Bon j’ai du neuf sur le bonhomme, prépare le pop-corn installe toi et enroule toi dans ton plaid ikéa, c’est parti.

La semaine dernière j’ai taillé la bavette avec ma collègue d’histoire-géo préférée, Vava, j’adore les pseudonymes.
Je lui ai confié ma mésaventure danielesque. Au fil de l’histoire son visage se transformait en grimaces inédites pour finir par un “nannnnn?”, puis j’ai répondu “et devine qui a osé me faire ça?”.
Elle m’a proposé 2 noms dont celui de Daniel. Un habitué de la chose tu crois? Je n’étais donc pas une exception, moi qui me prenais pour sa muse c’est loupé. Grande déception donc mais le meilleur arrive, je peux continuer? bordel t’as déjà bouffé tout le pop corn! et t’en as encore laissé sur le clavier entre la touche [v] et la [b], t’es plus cracra qu’Anaîs, ma ouinneuze des 5ème Cinglés. Allez aspire ça avant que ton ordi ne crame et te brûle au 3ème degrés.

Bon je reprends. Vava me confie qu’elle a aussi été une victime de Daniel le bisouteur fou. Il a bon goût Daniel en même temps, elle cartonne en muse Vava.

J’apprends qu’il y a 2 ans, un soir après les cours Vava se rend à la piscine, elle aime ça l’eau.
Daniel propose de l’accompagner, ce que déjà je trouve suspicieux, nager avec son collègue = matter tout ce qu’il y a à matter un point c’est tout. Les ptits hauts pseudo moulants ne suffisaient plus à étancher sa soif, il devait attaquer plus haut et voir la marchandise avant de se remette en scelle.
Je te passe les “coucou jsuis derrière toi”, il lui a fait la totale des jeux aquatiques de cache-cache. De retour dans la voiture du mâle en question, il a tenté un baiser et s’est fait refouler. Vava et lui s’expliquent.
Quelques jours plus tard Daniel continue à taquiner Vava et à lui parler, ty crois toi?

C’est à ce moment là que j’ai bloqué:

“Mais moi il ne me parle plus! Il m’adresse même pas un regard et je suis la reine des vents!”
“Bah tu t’es expliquée avec lui?”
“Boaaa j’ai envoyé un mail mais ça restait sympa rien de plus”
“Alors fallait mettre les choses au clair tout de suite.”
“On me l’a pas livré avec le mode d’emploi aussi.”
“Va lui parler dans ce cas, si ça se trouve pour lui t’étais un vrai coup de coeur!”
“Ah non! ça me saoule assez qu’il me dise bon app’ ou bonjour quand je suis avec une collègue à qui il s’adresse, ça suffit comme ça.”
“N’empêche t’as du bol de pas être dans son équipe pédagogique cette année!”
“Bordel si c’était le P.P de mes 3ème Abrutis ça nécessiterait des dialogues c’est sûr… je l’ai échappé belle quelque part…”

Conclusion:

  • 2 refoulages en règle par 2 muses.
  • 8 vents de Daniel en 1 semaine (sauf quand je ne suis pas seule).
  • 1 pseudo conversation sur les mutations avec 5 participants où on a papoté, miracle.
  • Vava continue de se fendre la poire avec Daniel et accède aux potins.

Heureusement j’ai trouvé la faille, Vava me balance tous les potins…faut pas déconner.

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